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J'ai compris

Claire Bouloc est responsable du pôle RH au sein du Groupement de Coopération Social et Médico-social Palaios (GCSMS PALAIOS) en Aveyron et référente handicap OETH. Lauréate en décembre 2015, pour l’instauration de sa politique de santé et de qualité de vie au travail au sein de l’Association Jean XXIII de Rodez nous sommes allés à sa rencontre...

 

Assumer et intégrer pleinement le handicap avec la casquette de « référente handicap OETH »

Claire Bouloc a suivi la formation de référent handicap OETH. Elle est à, ce titre, l’unique référente handicap des 4 structures membres du GCSMS.

« Bien avant de savoir que la dénomination "référent handicap OETH" existait, j’avais dès le début de ma mission au sein du pôle RH en 2012, participé à la définition de la politique RH des établissements. Je remplissais donc déjà mon rôle de "référente handicap" depuis 5 ans. Aujourd’hui je veille toujours à ce que les actions visent à prévenir les risques pour la santé, à intégrer des personnes atteintes de handicaps ou parfois à accompagner dans leurs démarches des salariés RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé), à aider à formaliser un parcours professionnel, parfois éloigné des structures, mais permettant de conserver une activité et de vivre de cette nouvelle activité professionnelle. La formation de référent n’a fait que confirmer et renforcer ma position sur le sujet. Elle m’a armée pour l’assumer pleinement et l’intégrer à ma fonction RH », explique-t-elle.

Collaborer pour prendre en compte le handicap

« J’ai piloté un projet mutualisé depuis 2012 autour de la SQVT (Santé et Qualité de Vie au Travail). J’ai constitué, en accord, avec  les Directions, un groupe de pilotage par établissement. Il est composé de deux salariés, un représentant élu du personnel et une personne légitime à parler santé (Infirmière ou ergothérapeute), la Direction et moi-même. Nous avons vérifié que ces personnes avaient une appétence pour le sujet et nous sommes assurés de leur adhésion au projet. Elles sont la base du dispositif AP HAPA (Animateur en Prévention des Risques Professionnels en EHPAD) et complètent la mission du « référent handicap ». Nous avons suivi ensemble les formations de base en prévention, animateur en prévention et formateurs PRAP 2S. Mon rôle a consisté à intégrer les différents travaux dans l’ensemble des processus RH » précise Claire Bouloc.

La mission de « référent handicap » facilitée par la fonction de RH

Être Responsable du Pôle RH du Groupement de Coopération Social et Médico-social Palaios est un atout pour mener à bien une mission de « référent handicap ».

« Mon rôle en tant que « référent handicap » est facilité par ma fonction RH. Je viens en support des Directions d’établissement. Je reçois les salariés, je les conseille dans un cadre neutre avec toute la connaissance que j’ai de l’ensemble des dispositifs en matière de formation, d’évolution professionnelle et de possibilités de financement. J’interviens aussi quelquefois en tant que médiateur avec la Direction. Je m’efforce d’être  suis une oreille attentive, bienveillante, neutre, mais pour autant j’ai des comptes à rendre à la Direction de l’Établissement. Je peux faciliter des échanges sur des sujets délicats. Mais le plus important reste le dispositif AP HAPA (Animateur en Prévention des Risques Professionnels en EHPAD), que je contribue à faire vivre. Les membres ont pour certains intégrés un CHSCT et sont pleinement investis. D’autres sont Délégués du Personnel et jouent ce rôle d’alerte. Quel que soit leur titre, toutes ont les compétences et la légitimité pour cela. J’organise deux rassemblements AP HAPA des 4 structures tous les ans. J’essaie de mettre en relation sur cet espace les partenaires institutionnels de manière à créer une synergie des acteurs et des actions afin d’éviter les redondances et gagner en efficience. Dans ces temps de partage, chacun expose des analyses de situations à risques ou d’accidents du travail ou des études spécifiques visant à réduire l’accidentologie ou les maladies professionnelles. Je fais un bilan tant sur l’accidentologie que sur les différents accompagnements de salariés. Je fais part des difficultés éventuelles ou des points positifs. Je maintiens l’engagement du groupe à actualiser le Document Unique dans chacune des maisons avec l’appui des Directions» souligne Claire Bouloc.

L’impact du Trophée OETH

Avoir reçu le Trophée OETH a eu des résultats positifs pour Claire Bouloc et même si elle n’a rien changé en matière de politique de santé au travail car son dispositif était déjà installé, elle a renforcé ses actions qui ont contribué à la notoriété de l’établissement.

« Je me suis sentie confortée dans le fait que c’était la bonne voie, alors j’ai recentré mon énergie à consolider les acquis et à mobiliser les groupes de travail. J’ai élargi les partenariats institutionnels en proposant des temps de rencontre (CARSAT, Médecine du Travail, DIRECCTE, OPCA UNIFAF, ARS…). Par mon intermédiaire, le GCSMS PALAIOS a pu témoigner de cette démarche depuis 2012 notamment dans plusieurs revues. Le trophée OETH m’a permis d’améliorer l’image des EHPAD. De nombreuses réunions sont consacrées aux travailleurs en situation de handicap et à la santé. La prévention s’inscrit dans la culture des établissements et dans l’image même du groupement tant au niveau de la gouvernance que de l’ensemble des salariés » indique Claire Bouloc.

Des actions ciblées

Le GCSMS PALAIOS a réalisé de nombreuses actions pour intégrer le handicap au travail.

« J’ai mis en œuvre un groupe de pilotage SQVT et l’installation de la fonction AP HAPA (formations, regroupements, analyses, échanges inter établissements), des contrats de prévention avec la contribution de la CARSAT sur les rails de transfert et autres aides techniques, l’accompagnement de trois salariés en reconversion professionnelle (un Master II enseignement, un BTS assistante de Direction et un projet en cours en médecine chinoise), l’accompagnement d’aménagements de postes. Il convient par ailleurs de prévenir en amont les difficultés pour éviter les échecs comme les licenciements», précise Claire Bouloc.

Rendre naturelle la question du bien-être au travail, de l’inclusion et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap

À l’horizon 2018, le Groupement devrait intégrer complètement le handicap au travail : « Je souhaite ne plus avoir à mobiliser les personnes, mais à rendre totalement naturelle la question du bien-être au travail, de l’inclusion des personnes en difficulté et de l’accompagnement lorsque survient la situation. Je continuerai à diffuser l’information auprès des salariés, à mobiliser les acteurs internes et externes et à favoriser leur coopération et leurs complémentarités. Je veux conserver le cap, en préservant les valeurs associatives, fondements de notre mission auprès des résidents. Le bien-être des résidents passe par la bonne santé des salariés et par cet adage du GCSMS PALAIOS qu’il faut toujours avoir l’esprit : considérer, avant tout, l’Homme comme une finalité et non comme un moyen », conclut Claire Bouloc.
 

À savoir

Le Groupement de Coopération Social et Médico-social PALAIOS, situé en Aveyron, a été créé par trois associations gestionnaires d’EHPAD partageant les mêmes valeurs qui s’articulent autour des valeurs associatives, de la primauté de l’être, de la dignité, de l’altérité et du désintéressement. L’objectif du Groupement est de mutualiser des moyens pour améliorer la réalisation de leur mission.

Les associations du Groupement restent autonomes en matière de gestion et de décision et possèdent les 4 fonctions clés suivantes : l’administration et la finance, la qualité, le droit des usagers et les ressources humaines organisées en pôles d’expertises accomplissant des missions d’appui, de conseil, de veille et de prestations de service. Ils accompagnent les directions tout en leur délivrant une expertise technique. La diversité des situations rencontrées dans chaque maison et la répétition des thématiques abordées favorisent l’enrichissement collectif et permettent l’efficience globale des services apportés aux établissements et aux résidents.

 

 

L'OETH est partenaire de la première édition Job pour tous, salon de recrutement virtuel gratuit pour les personnes en situation de handicap. Organisé par Hanploi CED, spécialiste des solutions digitales pour l’emploi des personnes en situation de handicap et Cheops, le réseau national des Cap emploi ce salon virtuel donne aux employeurs l'opportunité de :
  - donner de la visibilité à leurs offres d’emploi (stage, contrats en alternance, CDD, CDI, intérim),
  - mener des entretiens en ligne (téléphone, visio ou chat) avec les candidats de votre département ou région,
  - organiser leurs entretiens où qu’ils soient (lieu de travail, domicile) et selon leurs disponibilités.

Dès le 13 septembre les établissements adhérents à l'accord OETH auront la possibilité de déposer leurs offres d’emploi.
Les candidats pourront dès le 2 octobre s'inscrire en ligne, accéder aux offres et prendre rendez-vous avec les recruteurs.

Rendez-vous donc du 6 au 17 novembre, pour la 1ère édition de «Job pour tous», à l’occasion de la Semaine européenne
pour l’emploi des personnes handicapées.

Voir la plaquette de présentation du salon Job pour tous

 

Envoyer un salarié en formation référent handicap, c’est choisir d’avoir une politique handicap active ! Plus de 350 référents handicap sont déjà formés et sont en action dans les établisements couverts par l'accord OETH.

Voici le calendrier des sessions de formation pour l'année 2018 :

Lyon : les 18 et 19 janvier              
Paris : les 7 et 8 février                     
Poitiers : les 20 et 21 mars                   
Lille : les 16 et 17 mai                       
Toulouse : les 12 et 13 juin                      
Saint-Brieuc : les 5 et 6 juillet                        
Paris : les 11 et 12 septembre       
Montpellier : les 2 et 3 octobre                   
Metz : les 27 et 28 novembre         
Paris : les 13 et 14 décembre       

Qui peut dévenir référent handicap ? Tout salarié en CDI d’un établissement relevant de l’accord OETH.
Le référent handicap est nommé par l'établissement sur la base du volontariat. L’ensemble des postes de l’établissement est compatible avec l’exercice de cette mission.

Coût : OETH prend en charge les coûts pédagogiques de la formation. Et pour impulser l’activité du référent handicap, OETH cofinance son temps d’intervention au cours de la première année au sein de l’établissement.

Durée : 2 jours + une journée de suivi proposée 6 mois après la formation.

Retrouvez en images les témoignages des référents handicap déjà formés :

Plus d'informations sur les référent handicap en cliquant ici
Vous souhaitez inscrire un(e) salarié(e) de votre établissement ? Un formulaire est à votre disposition.
>> Remplir le formulaire de pré-inscription à une formation référent handicap

 

L'OETH vient d'éditer un guide  intitulé Handicap au travail et prévention des risques de santé, suivez le guide destiné aux nouveaux adhérents Fehap, Nexem ou Croix-Rouge Française qui rejoignent l'accord OETH. Ce livret à pour objectif de présenter à chaque responsable d'établissement l'accord OETH 2016-2020, ses missions, ses actions et son fonctionnement. 

Handicap au travail : comment prévenir les risques pour la santé ?

Depuis 25 ans, l’OETH vous épaule pour améliorer l’emploi des travailleurs handicapés. Parce qu’une politique handicap efficace vous permet de prévenir les risques pour la santé de vos salariés,OETH vous apporte des conseils et expertises pour vous guider dans votre action.

Balayez les idées reçues sur le handicap au travail

De nombreux préjugés persistent sur le handicap. C’est pourquoi, Il est essentiel de le considérer sous l’angle de l’univers des possibles car instaurer une politique handicap favorise une organisation efficace du travail, le bien-être et la santé des salariés. À ce titre, l’OETH peut former un de vos salariés à la fonction de référent handicap.

Ayez à l’esprit que 85 % des situations de handicap sont invisibles et ne sont pas lourdes. La loi du 11 février 2005 reconnaît comme travailleur handicapé « toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites à la suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique. » Ainsi, une personne atteinte d’une déficience visuelle, d’une déficience auditive, d’une maladie cardiaque, d’asthme, de dépression, d’une maladie évolutive telle que la sclérose en plaques ou la spondylarthrite, de troubles musculo-squelettiques, de mucoviscidose, myopathie, leucémie, d’une phobie invalidante, d’une allergie, d’un problème moteur, de dyslexie, de diabète, d’un cancer, du sida... peut être reconnue travailleur handicapé si sa situation de handicap peut avoir une incidence sur la tenue de son poste. Ne serait-ce, par exemple, que pour lui permettre de concilier ses soins éventuels avec son travail. Un travailleur handicapé peut donc, dans la grande majorité des cas, travailler au sein de nos établissements. Et d’ailleurs, il y travaille déjà, souvent sans même savoir qu’il pourrait être reconnu travailleur handicapé et accompagné par son employeur.

Exit les risques pour la santé : trouvez des solutions et des formations adaptées

De nombreuses solutions compensent le handicap afin de travailler efficacement (un appareil auditif pour une personne malentendante, l’aménagement des horaires du travail, une chaise ergonomique pour une personne souffrant du dos, etc.). Dans de nombreux cas, l’OETH finance les aménagements nécessaires.

Le statut de travailleur handicapé reste confidentiel, d’où l’importance d’informer chaque salarié de la nécessité de se faire connaître auprès de son employeur afin que sa situation soit examinée pour lui donner l’opportunité de bénéficier d’aménagements adaptés à son poste.

Anticipez le retour d’un de vos salariés pendant son arrêt de travail, grâce à une visite de pré-reprise. Cette action vous permet de relever les difficultés à la reprise du travail et d’échanger avec lui sur les solutions envisageables : la visite ne peut être requise que par ce dernier, son médecin traitant ou le médecin du travail.

Insertion professionnelle et formations

Former les personnes handicapées participe positivement à leur insertion professionnelle. L’OETH s’inscrit dans cette démarche en proposant le dispositif OASIS Handicap, une formation qualifiante et de mise en situation, en alternance, préparant aux métiers du social et du médico-social, spécifiquement conçue pour accompagner les personnes handicapées dans leur démarche d’évolution professionnelle.

Recrutement, accompagnement et sensibilisation : adoptez le réflexe OETH

L’OETH guide vos établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux dans vos actions pour le handicap au travail. Vous évitez ainsi les risques pour la santé de vos salariés.

Pour se faire, nous vous épaulons dans :

  • le recrutement et l’intégration des personnes en situation de handicap et vous apprenons à miser sur leurs compétences ;
  • l’accompagnement des salariés en difficulté dans leur travail pour leur apporter de bonnes conditions de travail ;
  • la définition d’un nouveau métier pour les salariés devenus inaptes ;
  • la sensibilisation de votre établissement pour comprendre le handicap au travail et pallier les risques pour la santé.

Prenez contact avec l’un de nos conseillers pour recevoir votre kit « Le handicap au travail, parlons-en ». Il saura sensibiliser vos salariés.

Notre accompagnement et nos conseils vous permettent d’anticiper les risques pour la santé de vos travailleurs handicapés.

Télécharger le guide


Pour en savoir plus, consultez notre fiche pratique pour installer les indicateurs de santé, vérifier leur suivi, déterminer une politique de handicap et devancer les problèmes de santé des salariés handicapés :
http://www.oeth.org/files/fichiers/Fiches_pratiques/10_Indicateurs_de_sante.pdf

 

 

Rencontre avec Robert Bergougnan, directeur général du Centre Régional de Formation aux Métiers du Social (CRFMS) ERASME, représentant International UNAFORIS et acteur clé pour le déploiement du dispositif OASIS Handicap à Toulouse.

De l’importance de l’inclusion

L’inclusion est la clé pour mener les travailleurs handicapés vers l’emploi. « J’ai acquis une expérience pendant une quinzaine d’années dans le développement et l’insertion professionnelle auprès de personnes en situation de handicap. J’ai travaillé à la création d’une structure pour jeunes handicapés qui sortaient d’institutions. J’ai pris conscience que le passage en institution constitue un frein pour entrer dans le monde de l’emploi avec des dynamiques stéréotypées. À travers une étude réalisée lors de mon diplôme d’ingénierie sociale, j’ai mis en lumière que plus les personnes vivent des situations d’inclusion et d’accompagnements spécialisés pendant leur enfance, plus elles sont capables de développer leur réseau, d’avoir confiance en elles et de s’intégrer. J’envisage donc le travail social comme une mission pour l’inclusion et pour un accompagnement contre les stigmates provoqués par les discriminations » explique Robert Bergougnan.

Faire bouger les lignes pour un avenir social et durable

Robert Bergougnan a ouvert et clôturé la Conférence Européenne EASSW-UNAFORIS qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2017. L’occasion pour les collaborateurs d’ERASME d’intervenir également dans ce cadre.

« Le thème de la conférence était parlant : faire bouger les lignes pour un avenir durable car il s’agit de poser des questions concernant l’approche des différences et de la discrimination pour une société inclusive. La question des frontières fait également débat. Il émerge l’idée que les travailleurs sociaux sont, dans la communauté internationale, engagés à différents niveaux de l’action sociale. La France est bien lotie en la matière. L’objectif est de pouvoir donner à la communauté internationale des travailleurs sociaux progressistes et humanistes un lieu pour renforcer leurs visions et leurs activités autour du développement des droits humains, de la justice sociale et des droits sociaux dans un monde où la question de l’environnement durable est centrale. Le social et l’homme doivent être au centre de la question. Organiser une telle conférence en France avait pour objectif de rendre cette approche, du travail social international, plus active. La notion d’inclusion reste aussi centrale » précise Robert Bergougnan.

Le dispositif OASIS Handicap mis en avant lors de cette conférence

 « Un partenariat fort existe entre l’OETH et UNAFORIS. Ces deux organismes étaient d’ailleurs visibles pour les participants français et internationaux sur un stand. Des travaux ont été réalisés dans le cadre du mouvement « Power us » (Le pouvoir en nous). Des symposiums et des workshops ont été proposés. Des personnes handicapées travailleurs sociaux sont intervenus, cette conférence étant organisée par des écoles de travail social. De plus, la Conférence a mis en lumière le travail avec des personnes en situation de handicap dans la formation et l’intégration vers le social » indique Robert Bergougnan.

Vers une relativisation de la situation du handicap

L’avenir des travailleurs handicapés évolue positivement. « Une prise de conscience sociale apparaît. Des situations qui pourraient être vécues de façon intériorisée et individualisée, aujourd’hui, sont appréhendées comme des situations de « handicap vécu ». Cette notion est plus diffuse et relativisée. Nous nous orientons vers une société où la situation de handicap s’ancre dans le vécu et nous allons vers une relativisation du handicap. Les évolutions médicales et technologiques font que nous sommes tous, plus ou moins, assistés avec nos smartphones et GPS. La population vieillissante est amenée à aborder la question de la dépendance. C’est aussi un effet de la politique inclusive» observe Robert Bergougnan.

Les populations prennent conscience du handicap. Elles mettent des actions en place pour mieux l’appréhender. « Les évolutions technologiques et sociales vont provoquer cette prise de conscience dans nos pays très développés qui ont des moyens. Pour les pays moins développés, nous devons conduire un travail conséquent. Les populations en situation de handicap sont rarement abordées au sein des grandes politiques de développement. Il faut donc encourager les petites associations œuvrant sur ces sujets» conclut Robert Bergougnan.


À savoir

L’OETH collabore avec le Centre Régional de Formation aux Métiers du Social  ERASME, qui a mis en place le dispositif OASIS Handicap à Toulouse. OASIS Handicap est un dispositif facilitant l’accès des personnes en situation de handicap aux métiers du médico-social. L’OETH et UNAFORIS (Union Nationale des Acteurs de Formation et de Recherche en Intervention Sociale) travaillent ensemble pour le développement de ce dispositif.

Le Centre Régional de Formation aux Métiers du Social (CRFMS) ERASME forme des éducateurs spécialisés et des moniteurs éducateurs. Il est géré par l’association ERASME. Il dépend du réseau national des CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active). Le CRFMS ERASME gère également une maison d’enfants. Il s’engage sur la question de l’inclusion, la pédagogie sociale et le projet important d’ouverture politique.

 

 

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